Réglementations ICPE

Les déchèteries sont soumises à l'arrêté du 2 avril 1997 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement sous la rubrique n°2710 à savoir :

Numéro Désignation de la rubrique
2710 Déchèteries aménagées pour la collecte des encombrants, matériaux ou produits triés et apportés par les usagers :
  • « monstres » (mobiliers, éléments de véhicules), déchets de jardin, déchets de démolition, déblais, gravats, terre ;
  • Bois, métaux, papiers cartons, plastiques, textiles, verres, amiante lié *;
  • Déchets ménagers spéciaux (huiles usagées, piles et batteries, médicaments, solvants, peintures, acides et bases, produits phytosanitaires, etc.) usés ou non ;
  • Déchets d'équipement électriques et électroniques.
* Liste de déchets modifiée par le décret n°2006-646 du 31 mai 2006, modifiant la nomenclature des installations classées

 

Les principales prescriptions de l'arrêté type sont les suivantes :

En matière d'aménagement de la déchèterie :

  • Implantation à une distance d'au moins 2 mètres des limites de propriété, sauf celle séparant de la voie publique,
  • Site en bon état de propreté (plantation, peinture),
  • Aménagement des voiries d'accès de façon à ne pas perturber la circulation sur la voie publique attenante,
  • Si les déchets toxiques sont stockés dans un local, celui-ci doit être ventilé et doit respecter les caractéristiques de réaction et de résistance au feu minimales (murs et planchers haut coupe-feu de degré 2 heures, couverture incombustible, porte extérieure pare flamme de degré 1/2 heure, matériaux de classe MO, dispositif d'évacuation des fumées),
  • Si les déchets toxiques sont stockés sur une aire, celle-ci doit être abritée de la pluie et mise en rétention,
  • Le sol des aires ou locaux de stockage des déchets toxiques doit être étanche, incombustible et résistant aux produits considérés,
  • Tout stockage de produits liquides susceptibles de créer une pollution de l'eau ou du sol doit être associé à une capacité de rétention dont le volume doit être au moins égal à la plus grande des deux valeurs suivantes :
  • 100% de la capacité du plus grand réservoir,
  • 50 % de la capacité globale des réservoirs associés.

Exploitation et entretien

  • Présence permanente pendant les heures d'ouverture d'une personne ayant une formation appropriée,
  • Fermeture de la déchèterie en l'absence de l'agent d'accueil,
  • Interdiction pour le public d'avoir accès à l'aire de stockage des déchets toxiques,
  • Interdiction de stocker les déchets toxiques à même le sol,
  • Identification des différentes bennes par des marquages ou affichages (pictogrammes),
  • Nettoyage régulier de la déchèterie,
  • Tenue d'un registre d'évacuation des déchets vers des centres de traitement ou de stockage et des justificatifs d'élimination des déchets toxiques,
  • Dispositif permanent d'affichage à l'entrée de la déchèterie :
  • des jours et heures d'ouverture,
  • de la liste des produits acceptés.

Déchets

  • Interdiction de transvaser des déchets toxiques, excepté les huiles,
  • Durée de stockage maximum sur la déchèterie :
  • déchets verts : une semaine (plus longtemps pour les grosses tailles et élagages stockés séparément s'ils ne donnent pas lieu à des nuisances olfactives)
  • papiers cartons et textiles : un mois s'ils ne sont pas abrités
  • déchets toxiques : trois mois avec des quantités maximum de :
  • 150 batteries,
  • 20 kg de mercure,
  • 3 tonnes de peinture,
  • 5 tonnes d'huiles usagées,
  • 1 tonne de piles usagées,
  • 1 tonne d'autres déchets.
  • Interdiction de brûlage.

Prévention des risques

  • Présence d'extincteurs et d'une borne incendie à moins de 200 m ou d'une réserve d'eau,
  • Interdiction de fumer à proximité du stockage des déchets toxiques et des produits combustibles (affichage permanent),
  • Affichage des consignes de sécurité (emplacement des extincteurs, du téléphone, procédure d'alerte à suivre...).

Eau

  • Réseau de collecte séparatif pluviales/résiduaires,
  • Passage avant rejet des eaux pluviales dans un décanteur déshuileur,
  • Interdiction de rejeter les eaux dans une nappe souterraine même après épuration,
  • Respect des valeurs limites de rejet des eaux,
  • Application des dispositions pour la prévention des pollutions accidentelles.

Bruit

  • Application des dispositions générales concernant les ICPE.
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Procédures ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement)

Numéro Désignation de la rubrique Régime Rayon d'affichage
2710 Déchèteries aménagées pour la collecte des encombrants, matériaux ou produits triés et apportés par les usagers :

 

 

 
  • La superficie de l'installation hors espaces verts étant supérieure à 3 500 m²
Autorisation 1 km
 
  • La superficie de l'installation hors espaces verts étant supérieure à 100 m², mais inférieure ou égale à
    3 500 m²
Déclaration 1 km

 

La surface de l'installation hors espaces verts est appelée surface utile, à distinguer de la surface totale de l'installation (qui comporte les espaces verts).

Comparaison des calendriers des 2 procédures ICPE (cliquez ici pour télécharger le document au format PDF)

Comparaison des calendriers des 2 procédures ICPE

Les avantages et inconvénients des 2 procédures sont les suivants :

  Avantages Inconvénients
Procédure de déclaration
Surface utile ≤ 3 500 m²
Rapidité de la procédure d'instruction (2 à 3 mois)

Dossier peu coûteux : environ 500 €
Surface utile limitée à
3 500 m²
Procédure d'autorisation
Surface utile > 3 500 m²
Pas de limitation de la surface utile

Aspects environnementaux
et de sécurité pris en compte obligatoirement
Procédure d'instruction longue (6 à 9 mois minimum) avec enquête publique

Dossier d'autorisation long, complet
(étude d'impact, dangers, notice d'hygiène) et coûteux : entre 10 000 à 15 000 €
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Urbanisme

Type de
travaux
Caractéristiques Permis de construire Permis d'aménager Déclaration préalable
Construction ou agrandissement SHOB*< 2 m²  et
H* < 12 m
Non Non
Non sauf (1)
2 m² < SHOB < 20 m² et H< 12 m Non Non
Oui
SHOB < 20 m² et
H > 12 m
Oui Non Non
SHOB > 20 m² Non Non Oui
Terrassement (affouillement et exhaussement) non lié à une construction (2) H et P* > 2 m et
100m² < S* < 2 ha (3)
Non Non Oui
H ou P < 2 m ou
S < 100 m²
Non
Non
Non
H ou P > 2 m et
S > 2 ha (3)
Non Oui Non

 

(1) En secteur sauvegardé, site classé, réserve naturelle : déclaration préalable

(2) S'il y a autorisation de construire, l'instruction traite à la fois des terrassements et de la construction.

(3) Les terrassements soumis à autorisation ou déclaration peuvent être, dans certaines conditions, dispensés de permis d'aménager ou de déclaration préalable (articles R.425-25 – R.425-26 – R.425-27 – R.425-28 du code de l'urbanisme).

En secteur sauvegardé, site classé, réserves naturelles, permis d'aménager si S > 100 m².

*SHOB : Surface hors œuvre brute
*H : Hauteur
*P : Profondeur
*S : Surface
Le Plan Local d'Urbanisme peut interdire ou autoriser les ICPE en fonction de la catégorie des ICPE (article L.123-5 du Code de l'Urbanisme). Mais, il ne peut juger de l'opportunité de l'exploitation d'une ICPE.

De manière générale, le code de l'urbanisme prévoit que, lorsque les travaux projetés concernent une installation soumise à déclaration ou autorisation, en vertu de la loi du 19 juillet 1976, la demande de permis de construire doit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande d'autorisation ou de déclaration.

Le code de l'urbanisme (L.425-10) et le code de l'environnement (L.512-2) prévoient que lorsqu'un permis de construire a été demandé, il peut être accordé mais que les travaux ne peuvent être exécutés avant la clôture de l'enquête publique.

Si le maire est compétent pour la réglementation relative à l'urbanisme, seul le Préfet a compétence pour le contrôle des règles relatives à l'environnement (articles L.512-1 et L.512-2 du code de l'environnement).

Conception générale de la déchèterie

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Implantation de la déchèterie

  • Le gestionnaire de la voirie concernant l'accès futur au site (création d'une zone de décélération, création d'un tourné à gauche, création d'une voie d'accès adaptée pour la déchèterie...), mais aussi l'évacuation des eaux pluviales du site.
  • Le Service Départemental d'Incendie et de Secours afin de prendre en compte la sécurité incendie du site.

Préconisations

  • Eviter l'isolement de la déchèterie et privilégier une implantation en zone d'activité et/ou près des sites de traitement pour minimiser les coûts de transport

  • Tenir compte des contraintes de voisinage (zone d'habitation)

  • Privilégier les sites facilement aménageables (facilité de branchement aux réseaux d'eau, électricité et téléphone)

  • Faciliter l'accès au site permettant d'éviter toute perturbation de la circulation sur la voie publique aux heures d'affluence

  • Intégrer le site avec un aménagement paysager

  • Consulter lors de la validation d'un site, les services publics locaux (Gestionnaire de la voirie et SDIS notamment)

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Superficie de l'installation

En moyenne, la surface totale (y compris espaces verts) d'une déchèterie varie entre 2 500 et 5 000 m², en fonction du nombre de quais à réaliser, de la configuration du terrain, des modalités d'accès et du contexte local (disponibilité foncière, contexte rural ou urbain).

A titre indicatif, le graphique ci-après compare la surface totale et la surface utile de 10 déchèteries et le pourcentage de la surface utile par rapport à la surface totale.
La déchèterie 2 avec une surface totale limitée (73 % de la surface totale est utile) est une déchèterie urbaine.

Pour les autres, la surface utile de la déchèterie représente entre 50 à 60 % de la surface totale de la parcelle.

Pour une déchèterie de 3 500 m² de surface utile, le terrain nécessaire pour l'accueillir devra mesurer environ 5 000 m² pour des déchèteries semi urbaines.

 

La surface utile moyenne par quai est d'environ 200 à 300 m² :

  • Environ 200 à 250 m²/quai pour les déchèteries urbaines (plus de 10 quais) ;
  • 250 à 300 m²/quai pour des déchèteries semi-urbaines ou rurales (6 à 9 quais).

Exemple de conception évolutive d'une déchèterie : la déchèterie de Montayral (47 – CC Fumelois Lemance) :

  • Déchèterie créée en 1998 sur une parcelle de 6 700 m² avec 8 emplacements de benne,
  • Création en 2007 d'un local spécifique pour les déchets toxiques et d'un aménagement pour les DEEE (avant toit pour PAM et écrans ; dallage béton pour GEM),
  • Ajout en 2007 de 2 emplacements de bennes supplémentaires dans la continuité du quai actuel,
  • Possibilité de créer 4 emplacements de bennes devant le local gardien (sur le talus d'espaces verts actuels).

 

Vue des espaces verts
disponibles pour de futurs
emplacements

Vue du local gardien et des
espaces verts disponibles
devant

Vue de l'entrée du site

Préconisations

  • Prévoir un site de surface suffisante pour faire évoluer l'installation dans le temps (ajout possible de quais, de zone de collecte...). Les réserves de terrain peuvent être aménagées en espaces verts. La conception de l'installation (forme du quai par exemple) doit permettre son éventuelle extension.

  • Adapter la surface du haut de quai et notamment sa largeur à des véhicules avec remorques.

  • Une surface utile de 3 500 m² (hors aire de stockage de déchets verts et gravats – cf chapitre 3.3.3) pour une déchèterie de type semi urbaine est généralement suffisante.

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Agencement

Local gardien

Le local gardien constitue le lieu de travail quotidien de l'agent d'accueil et une vitrine de la déchèterie et de son maître d'ouvrage. Il ne doit pas être négligé.

Préconisations

  • Positionnement privilégié du local gardien en haut de quai avec vue sur l'entrée du site et les quais de déchargement,
  • Prévoir dans le local gardien :

    - Bureau avec vue privilégiée sur le quai et l'entrée,
    - Vestiaires avec placards, douche, WC et lavabo,
    - Suivant les horaires d'ouverture, des équipements permettant à l'agent de se restaurer sur place (frigo, kitchenette, évier)
    - Local technique fermé avec entrée spécifique pour permettre de stocker les outils indispensables à l'entretien du site.

Exemple de la future déchèterie de Coulaures (24) – SMCTOM de Thiviers

Le futur local de 30 m² utiles comprendra :

  • Un bureau avec placard et vue sur l'entrée de la déchèterie et sur les quais de déchargement (voir plan en page suivante) d'environ 12 m²,
  • Un vestiaire avec placards, douche, WC et évier d'environ 9,5 m²,
  • Un local pour les outils d'entretien accessible depuis une entrée spécifique extérieure d'environ 4,2 m²,
  • Un local pour les piles, batteries ou autres déchets toxiques d'environ 4,5 m².
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Coulaures (24) - SMCTOM de Thiviers

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Circulation

Préconisations

  • Privilégier une orientation du quai permettant :

    - aux usagers de reculer directement sur le grand coté des bennes,
    - une limitation des manœuvres des usagers.

  • Entrée et sortie distinctes pour les véhicules légers (VL) avec sens de circulation,

  • Entrées spécifiques pour les véhicules légers et les poids lourds (PL) ou circulation distincte dans la déchèterie,

  • Zone de dételage des remorques des PL à l'extérieur de la déchèterie ou en bas de quai à prévoir pour faciliter les rotations,

  • Surface haut de quai suffisante pour permettre le stationnement des VL sans gène pour la circulation des autres.

Exemple de la future déchèterie de Coulaures (24) – SMCTOM de Thiviers

  • Sens de circulation défini pour les véhicules légers et orientation des quais de déchargement permettant de limiter les manœuvres des usagers et de reculer directement sur le grand côté des bennes,
  • Entrée PL et VL identique mais 2 sens de circulation pour chacun à l'intérieur du site,
  • Zone de stationnement en haut de quai pour accéder au stockage des déchets toxiques, piles, batteries, bornes à verre, papier, cuve à huile minérale…
haut

Coulaures (24) – SMCTOM de Thiviers

Exemple de la déchèterie de Tartas (40) – SIETOM de Chalosse

Lors de la création de la déchèterie, l'accès en haut de quai se faisait par la rampe 1, la plus près de l'entrée.

Ce sens de circulation ne facilitait pas les manœuvres des véhicules en haut de quai et rendait difficile l'accès direct sur le grand côté des bennes.

Le sens de circulation a donc été revu avec :

  • Accès au quai par la rampe 2 après passage par le bas de quai,
  • Les usagers reculent directement sur le grand côté des bennes,
  • Descente du quai par la rampe 1 avec mise en place d'un STOP.

Tartas (40) SIETOM de Chalosse

Exemple de la déchèterie de Blanquefort (33) – CU de Bordeaux

  • Sens de circulation défini pour les véhicules légers avec bonne orientation des quais,
  • Entrée PL et VL identique mais circulation distincte à l'intérieur du site,
  • Mise en place de barrière d'accès et présence d'une rampe d'accès importante pour gérer les fortes affluences.

Blanquefort (33) CUB

Gestion de la fréquentation

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Préconisations

  • La voie d'accès : elle doit permettre de gérer une file d'attente sans gêne pour les voies de circulation attenantes,
  • L'entrée :
    - Rampe d'accès suffisante,
    - Barrière d'accès automatique (réglage possible en fonction du nombre maximum de véhicules sur le quai) ou télécommandée.
  • Le déchargement : Les dépôts de déchets verts étant les plus fréquents sur certaines périodes, l'aménagement d'une zone de stockage au sol permet de désengorger le haut de quai (voir chapitre 3.3.3.1).

Vue de la zone de stockage de déchets verts au sol à la déchèterie de
Bénesse Maremne (SITCOM Côte Sud des landes - 40)

Vue de la voie d'accès parallèle à la RN 134 créée pour accéder à
la déchèterie de Bizanos (CA Pau Pyrénées - 64)

Cas particulier des déchèteries modulaires

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Il s'agit de plates-formes composées d'éléments modulaires à déposer sur une aire nivelée, stabilisée et aménagée (avec clôture, portail, local gardien, collecte et traitement des eaux pluviales).

Les déchèteries modulaires sont de 2 types :

  • Modulo béton,
  • Métallique.
Type de structure Exemples de réalisation Avantages Inconvénients
Béton (ex : Modulo béton)
  • SMICTOM Lalinde le Buisson (24) – déchèterie de Saint Cyprien
  • CC Captieux Grignols (33) – déchèterie de Lherm et Lusset
Modularité et évolutivité : installation démontable et remontable

Utilisation possible de l'intérieur de la structure comme zone de stockage (DEEE notamment)

Entretien limité
Terrain plat, pourvu d'une surface imperméable avec collecte et assainissement des eaux pluviales

Chaussée lourde en enrobé préconisée sous la structure

Montage
avec grue
Métallique (ex : INNOVERT)
  • CC du Bazadais (33) – déchèterie de Bazas
  • SICTOM du Langonnais (33) – déchèterie de Langon
  • SMICTOM de Ribérac (24) – déchèterie de Verteillac
  • SMICVAL du Libournais Haute Gironde (33) – déchèterie de Saint Seurin / l'Isle
10 à 20 % moins cher qu'une déchèterie classique en investissement

Modularité et évolutivité : installation démontable et remontable
Portance de 500 à 600 kg/cm² ne nécessitant pas une voirie lourde

Trottoir déporté
servant de gardes roues et sécurisant pour l'agent d'accueil

Montage plus rapide
qu'une déchèterie classique
Terrain plat, pourvu d'une surface imperméable avec collecte et assainissement des eaux pluviales
Intérieur de la structure non utilisable (pieux)

Entretien
des parties métalliques à réaliser (soudure, peinture, barrières, …)

 

Comparatif financier des différents types de construction pour une déchèterie type 6 quais de déchargement :

Type de déchèterie Durée des travaux Ordre de prix en € HT (tout compris) Remarque
Déchèterie classique
(murs préfabriqués)
4 mois 230 000 à 250 000 € HT 5 mois avec des murs coulés sur place
Déchèterie Béton
(ex : Modulo Béton)
2 à 3 mois 230 000 à 250 000 € HT Délai de fabrication de
6 semaines
Déchèterie métallique
(ex : INNOVERT)
2 à 3 mois 200 000 à 230 000 € HT Délai de fabrication de
4 à 6 semaines.

Préconisations concernant les déchèteries modulaires :

  • Idéal pour un emplacement non définitif de la déchèterie (sur un terrain pouvant être revendu ou utilisé à d'autres fins). Cependant, ce type d'installation doit être mis en place sur une surface enrobée pourvue d'une collecte et d'un traitement des eaux pluviales conformément aux dispositions de l'arrêté du 2 avril 1997.

  • Uniquement sur des terrains plats tout en permettant l'écoulement des eaux pluviales. Sur les terrains en déclinaison, une déchèterie traditionnelle est préférable.

  • Disponibilité foncière à prévoir dès le choix du terrain pour une évolution et un ajout possible de modules supplémentaires.

  • Pour la structure modulo béton, si souhait d'utiliser l'espace sous structure, nécessité de rendre étanche les modules avec des joints.

Aménagement paysager

haut

La réalisation d'une déchèterie comporte un aménagement paysager qui sera plus ou moins poussé suivant la localisation de l'installation.
Il donne une image positive de l'installation (et par la même de son maître d'ouvrage) : la déchèterie n'est plus un dépôt transitoire de déchets mais devient une installation de tri en vue d'une valorisation et d'un traitement adapté.
L'aménagement paysager peut-être réalisé de différentes manières :

Ecran visuel pour masquer le site :

création d'un talus herbeux et implantation d'une haie à feuillage persistant le long de la clôture. Les haies peuvent aussi retenir les déchets lors de vent fort.

Intégration au site :

  • Végétalisation au maximum les espaces libres.
  • Préférence pour les espèces locales et vivaces.

Maintien
de la végétation originale

Pyla / Mer (33)
COBAS

Aménagement paysager
en ZA

Andernos Les Bains (33)
COBAN

Aménagement paysager
élaboré

Brantôme (24)
SIVOM de Champagnac de
Belair

Un point d'eau extérieur est indispensable sur une déchèterie (nettoyage de l'outillage et des surfaces de la déchèterie en cas de salissure, arrosage des espaces verts en complément éventuel de l'utilisation des eaux pluviales, point de lavage pour les usagers extérieurs, etc.).

Préconisations :

  • Coûts d'entretien et d'arrosage des futurs espaces verts à prendre en compte dans le choix des plantations,

  • Privilégier les espèces locales et vivaces,

  • Prendre contact avec le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement (CAUE) pour savoir quelles sont les espèces végétales les plus adaptées.

Quai et voiries

Quai

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Type de quai

Pour les déchèteries classiques, différents systèmes de quai peuvent être mis en place : quais préfabriqués (en forme de L) ou quais ferraillés et coulés sur place (avec des banches).

Comparatif des 2 dispositifs :

Dispositif Exemples Avantages Inconvénients
Quai préfabriqué
en L

Breuilh (24) - SICTOM de Vergt 5 à 10 % - cher qu'un mur coulé sur place
Gain de temps sur le planning
Moins esthétique
Plus fragile
Quai coulé sur place Lalbarède (81) - TRIFYL Très bonne finition
Longueur de quai ajustable
5 à 10 % + cher qu'un mur préfabriqué

 

haut

Hauteur de quai

La hauteur du quai dépend :

  • du type de bennes mises en place :
  • 30 m3 (hauteur maximale de 2,45 m),
  • 35 m3 (hauteur maximale de 2,65 m),
  • 40 m3 (hauteur maximale de 2,95 m).
  • du type de dispositifs anti chute choisis (voir chapitre 5.1) :
  • barrières de 1,10 m,
  • muret de 70 cm + bavettes de 60 cm,
  • bennes dépassant de 1 m du quai.

Préconisations :

Volume des bennes Dispositif Anti chute Hauteur moyenne
de quai

30 m3

40 m3
Barrière (1,10 m de hauteur)

2,5 m

3 m

30 m3

40 m3
Muret + bavettes

1,8 m

2,3 m

30 m3

40 m3
Dépassement des bennes
(1 m de dépassement)

1,5 m

2 m

 

 

haut

Longueur et largeur des emplacements de benne

La longueur des emplacements de benne est fonction de la longueur des bennes mises en place. Elle est habituellement de 6 à 7 m.

La largeur est comprise entre 2,5 m et 3 m suivant la largeur des bennes mises en place.

haut

Escalier

Le haut et le bas de quai sont reliés grâce à un escalier. Pour les déchèteries comportant plus de 6 emplacements de benne, 2 escaliers sont recommandés : un avant la première benne et un après la dernière benne, de manière à réduire les délais d'intervention entre le haut et bas de quai et à faciliter le travail des gardiens en diminuant leur déplacement quotidien sur l'installation.

Cet (ces) escalier(s) peu(ven)t être en béton ou en structure métallique. Il doit répondre aux dispositions de la norme ERP NF P 01-012.

haut

Prise en compte de la collecte des gravats

La benne à gravats possède un volume réduit de 12 à 15 m3 et donc une hauteur de 1,20 m à 1,50 m inférieure de moitié à celle des autres bennes : cela pose des problèmes d'adaptation et de dévers avec un quai en moyenne à 2,50 m de haut.

Différents dispositifs sont rencontrés en Aquitaine :

Dispositif Exemples de réalisation Avantages Inconvénients
Quai spécifique pour la benne à gravats :

Breuilh (24) - SICTOM de Vergt5 à 10 % - cher qu'un mur coulé sur place
Gain de temps sur le planningMoins esthétique
Plus fragile

Petit quai

Saint Pierre du Mont (11) – CA Narbonnaise
Facilité de vidage
Limitation du dévers
Difficulté à l'intégrer à la conception du site
Double hauteur de quai
Hautefort (24) - SMCTOM de Thiviers
Facilité de vidage
Limitation du risque de chute des usagers
Benne intégrée dans la conception de la déchèterie
Risque de chute des usagers (cf chapitre 5)
Gestion spécifique de la benne à gravats plus basse
Rehausse du bas du quai à gravats Projet à la COBAS (33) Facilité de vidage et de reprise des bennes
Limitation du risque de chute des usagers
 
Utilisation d'un toboggan
Grayssas (47) – CC 2 Séounes
Optimisation du remplissage de la benne

Accompagnement de la chute
des matériaux
Risque de chute des usagers (cf chapitre 5)
Emplacement hors quai : Benne posée au sol
Lacanau (33) - SMICOTOM
Pas de risque de chute des usagers

Benne préservées
 : hauteur de chute réduite
Vidage non facilité des remorques et des grosses quantités

En cas de position en haut de quai 
: prévoir une chaussée adaptée à l'accès poids lourd

Si le site s'y prête et que les quantités sont suffisantes, un casier spécifique pour les gravats en dallage béton peut être créé pour un vidage au sol des matériaux ensuite rechargés dans des bennes de reprise. (Voir chapitre 3.3.3.2- Aire de stockage temporaire d'inertes).

haut

Systèmes de protection de l'infrastructure de la déchèterie

Protection des murs de soutènement

Des chevrons généralement en bois sont disposés sur les murs de soutènement des quais pour les préserver et éviter le raclage des bennes contre ces murs lors de leurs déposes, concourant ainsi à une augmentation de la durée de vie de l'installation.

Sigoulès (24) SMBGD

Villemur / Tarn (31) - DECOSET

Le Fousseret (31) CC du Fousseret

Chemin de roulement

Il permet de protéger le revêtement des usures liées à la dépose des bennes.

Il peut être accompagné de systèmes de guidage facilitant le positionnement des bennes par les chauffeurs.

Benesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud des Landes

Le SITCOM Côte Sud des Landes réalise une protection de la dalle béton par une plaque en fer.

Voiries

haut

Les différents types de voiries que l'on peut rencontrer en déchèteries et leur utilisation sont les suivantes :

Type de revêtement Utilisation Avantages Inconvénients

Enrobé

  • Revêtement de la chaussée et du quai de la déchèterie par du bitume et du concassé, le tout compacté
  • Revêtement à privilégier pour une déchèterie semi urbaine à urbaine.
30 à 40 € HT / m²
Revêtement idéal au regard de la durée de vie, de l'imperméabilité et du roulement
Nettoyage facilité
Plus coûteux que le Tricouche
Tricouche Revêtement de la chaussée et du quai de la déchèterie par
3 couches successives de bitume et de gravillons
Revêtement adapté pour une déchèterie peu fréquentée
Moins coûteux que l'enrobé Collecte moins efficace des eaux pluviales
Vieillissement rapide
Nettoyage plus difficile
Dallage béton 100 à 130 € HT /m²
En haut de quai, sur une bande de 1 m le long du quai de déchargement

Bizanos (64) – CA Pau Pyrénées
Nettoyage facilité Surcoût de
+ 200 % / enrobé
 

Sous les bennes. Pour l'utilisation d'un Packmat fixe, ces dalles doivent être doublées en longueur

Montayral (47) – CC Fumelois

Préserve le revêtement sous les bennes mis à contribution lors des enlèvements de bennes

Surcoût de
+ 200 % / enrobé
  Zone de dépose intermédiaire des bennesen béton 

Benesse Maremne (40) - SITCOM Côte Sud des Landes
Préserve le revêtement sous les bennes mis à contribution lors des échanges de bennes Surcoût de
+ 200 % / enrobé

 

Aire de stockage

Certaines collectivités combinent l'équipement déchèterie avec des aires de stockage temporaires de déchets inertes ou des zones de collecte de déchets verts, qui peuvent intégrer un broyage sur place avant reprise (SIETOM de Chalosse, SITCOM Côte Sud des Landes, SIETOM Coteaux Béarn Adour, CC Nive Adour...).

haut

Aire de stockage temporaire de déchets verts

L'aire de stockage temporaire de déchets verts permet de :

  • Libérer des quais de déchargement sur la déchèterie (1 à 3 suivant les sites),
  • Supprimer le risque de chute par un déchargement facilité au sol pour les usagers,
  • Désengorger les quais de déchargement notamment au printemps, période des tontes et des tailles,
  • Optimiser le transport des déchets verts dans le cas de la mise en œuvre d'un broyage et même réduire leur coût de traitement si les déchets verts broyés sont mis à disposition d'agriculteurs (SIETOM de Chalosse).

Cependant, la mise  en  place d'une aire de stockage temporaire des déchets verts présente des contraintes d'exploitation :

  • La reprise des déchets au sol doit se faire à l'aide d'un chargeur à prévoir ;
  • La gestion du tas de déchets verts nécessite des gerbages réguliers pour réduire la surface de stockage et concentrer le tas ;
  • La mise en œuvre d'un broyage sur l'aire de stockage génère des nuisances telles que le bruit et l'émission de poussières, dont il est nécessaire de mesurer l'impact en fonction de la nature du voisinage et au regard des modalités de fonctionnement de la déchèterie (accueil du public).

Rappel réglementaire

L'article 7.7 de l'arrêté du 2 avril 1997 stipule que « les déchets de jardin doivent être évacués au moins chaque semaine (les grosses tailles et élagages d'arbres peuvent toutefois, s'ils sont séparés, être stockés plus longtemps s'ils ne donnent pas lieu à des nuisances olfactives) ».

Les obligations réglementaires d'une plate-forme de stockage de déchets verts sont fonction de l'activité complémentaire faite sur site (broyage et/ou compostage) à savoir :

Désignation de la rubrique Quantités et capacité ou superficies Régime Rayon d'affichage
322 B-3 Compostage des ordures ménagères et autres résidus urbains (déchets verts) / Autorisation 1 km
2170 Fabrication d'engrais et support de culture (1)
(1) Cette rubrique est visée dès lors que le compost est produit à partir de matière organique d'origine animale ou végétale, seule ou en mélange avec des boues de STEP et de la FFOM et que le compost obtenu est conforme aux exigences prescrites en application de la loi du 13/07/79 relative au contrôle des matières fertilisantes.
Capacité de production > 10 t/j Autorisation 3 km
2260 Broyage, concassage, criblage des substances végétales Puissance installée  des machines fixes > 500 kW Autorisation 2 km

 

Le broyage est la seule opération de traitement autorisée par l'arrêté du 2 avril 1997 (article 7.6).

Le broyage des déchets verts sur ces sites est réalisé majoritairement au moyen de broyeur mobile : ce qui engendre la non prise en compte de la rubrique 2260.

La création au sein d'une déchèterie d'une aire de collecte et de broyage de déchets verts n'engendre aucune conséquence au niveau du régime ICPE si la surface utile totale ne dépasse pas 3 500 m².

Exemple de réalisation : déchèterie de Labarthe sur Lèze (CA du Muretain, 31)

La zone de collecte des déchets verts est fermée et séparée physiquement de la déchèterie (clôture et portail d'accès). La surface utile de la déchèterie ne comporte pas la zone déchets verts (installation distincte), ce qui permet de ne pas dépasser le seuil des 3 500 m².

 

Exemple du SITCOM Côte Sud des Landes :

Le SITCOM a créé des aires de stockage/broyage des déchets verts accolées aux déchèteries, mais indépendantes, comportant deux entrées :

  • Une entrée depuis la déchèterie destinée au dépôt des déchets verts par les usagers,
  • Une entrée à l'opposé pour le broyeur.

Cela permet ainsi d'avoir une séparation entre l'activité broyage et l'activité déchèterie, mais aussi un broyage en priorité des déchets les plus anciens sur le site. La gestion des eaux pluviales est commune aux deux installations. L'évacuation du broyat se fait ultérieurement et indépendamment du broyage.

Ce type d'aménagement nécessite de réaliser deux déclarations : d'une part pour la déchèterie et d'autre part pour l'aire de stockage/broyage des déchets verts.

Exemple de projet : déchèterie de Lahonce (CC Nive Adour, 64)

La zone de collecte des déchets verts est fermée et séparée physiquement de la déchèterie (clôture et portail d'accès). La surface utile de la déchèterie ne comporte pas la zone déchets verts (installation distincte), ce qui permet de ne pas dépasser le seuil des 3 500 m².

Lahonce (64) CC Nive Adour

Préconisations :

  • La zone de stockage des déchets verts peut, soit, servir uniquement au dépôt par les usagers des déchets verts avant reprise vers uns installation extérieure de broyage / compostage, soit, comporter en plus une aire de broyage permettant ainsi d'optimiser le transport en multipliant par 3 la densité du produit. Dans ce second cas, la fréquence de broyage est au maximum mensuelle, dans le cadre d'une installation distincte de la déchèterie
  • Cette zone doit, en outre, comporter :

    - Un revêtement en enrobé,
    - L'accès des véhicules légers à la zone de déchargement doit éviter les aires de reprise des bennes (pas de mélange entre la circulation poids lourds – véhicules légers)

    - La séparation physique des zones de déchargement et de broyage,
    - La collecte gravitaire des eaux pluviales, dégrillage préalable et
    assainissement par passage dans le débourbeur déshuileur de la déchèterie.

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Aire de stockage temporaire d'inertes

L'aire de stockage temporaire des inertes permet de :

  • Libérer un quai de déchargement sur la déchèterie,
  • Limiter la production de poussières (pas de hauteur de chute),
  • Supprimer le risque de chute par un déchargement facilité au sol pour les usagers ;

Cependant, ce type de réalisation présente des contraintes d'exploitation :

  • La reprise des déchets au sol doit se faire à l'aide d'un chargeur à prévoir ;
  • La gestion du tas nécessite des gerbages réguliers pour réduire la surface de stockage et concentrer le tas ;
  • Ce type d'installation présente un aspect visuel peu valorisant, pouvant être assimilé à un dépôt sauvage dans l'enceinte de la déchèterie, ce qui peut pénaliser son image.

Rappel réglementaire

Les obligations réglementaires d'une plate-forme de collecte d'inertes sont fonction de l'activité complémentaire faite sur site (broyage et/ou concassage) et des quantités de déchets stockées sur site à savoir :

Désignation de la rubrique Régime Rayon d'affichage
2517 Station de transit de produits minéraux autres que ceux visés par d'autres rubriques, la capacité de stockage étant :
1. supérieure à 75 000 m3
2. supérieure à 15 000 m3 mais inférieure ou égale à 75 000 m3



1. Autorisation
2. Déclaration
3 km
2616 Broyage, concassage, criblage, ensachage, pulvérisation, nettoyage, tamisage, mélange de pierres, cailloux, minerais et autres produits minéraux naturels ou artificiels
La puissance installée de l'ensemble des machines fixes concourant au fonctionnement de l'installation étant :
1. supérieure à 200 kW
2. supérieure à 40 kW, mais inférieure ou égale à 200 kW







1. Autorisation
2. Déclaration
2 km
2516 Station de transit de produits minéraux pulvérulents non ensachés tels que ciments, plâtres, chaux, sables fillérisés, la capacité de stockage étant :
1. supérieure à 25 000 m3
2. supérieure à 5 000 m3, mais inférieure ou égale à 25 000 m3




1. Autorisation
2. Déclaration
3 km

 

La création d'une plateforme de stockage temporaire de déchets inertes sur une déchèterie est soumise à la rubrique 2517 de la nomenclature ICPE.

Pour être soumis au régime de l'autorisation, la quantité annuelle stockée de déchets inertes doit être supérieure à 75 000 m3 soit plus de 62 500 tonnes / an.

Vu le seuil réglementaire, la zone de stockage temporaire de déchets inertes sur déchèterie est soumise au régime déclaratif.

Réalisation en Aquitaine :

La CC Isle et Manoire en Périgord a aménagé, sur la déchèterie de Boulazac (photos ci-après), une zone de stockage en dallage béton de 600 m², destinée à l'origine au stockage des déchets inertes.

Lors de la création de la déchèterie en 2006, la surface utile (> 2 500 m²) a nécessité de procéder à la rédaction d'un dossier d'autorisation.

 

 

Préconisations :

Création possible d'un casier ou zone de stockage pour le vidage au sol des gravats propres et valorisables :

  • Casier en dallage béton, d'une surface suffisante suivant la population desservie,
  • Rechargement des gravats avec un chargeur directement dans des bennes,
  • Collecte gravitaire des eaux pluviales.

Signalétique

Les pictogrammes des différents déchets et la charte graphique proposés par l'ADEME sont joints en annexe 5 du présente document.

Signalisation routière d'accès à la déchèterie

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La signalisation routière d'accès à la déchèterie est préconisée à minima dans un rayon de 1 km autour de l'installation. Pour les sites isolés et éloignés du centre de la commune d'implantation, une signalisation plus large peut être nécessaire.

Les panneaux utilisés sont préférentiellement en aluminium.

Mérignac (33) CUB

Mourenx (64) CC Lacq

Helette (64) SM Garbiki

Panneau d'entrée

haut

Le panneau d'entrée visible depuis l'entrée du site doit renseigner les usagers sur :

  • Les horaires d'ouverture de la déchèterie,
  • Les déchets acceptés,
  • Les conditions générales d'accueil notamment pour les déchets professionnels.

Ce panneau peut être en une ou plusieurs parties (exemple du SMCTOM de Montpon Mussidan), ce qui permet de ne pas changer la totalité du panneau en cas de modification (concernant par exemple les catégories de déchets collectés).

Le panneau de labellisation de la déchèterie doit être placé à l'entrée de la déchèterie.

 

Pour les déchèteries ayant des horaires différents suivant les saisons, des dispositifs permettent de changer les horaires facilement :

  • Système de glissières (CC Villeneuvois, 47),
  • Panneau d'horaire amovible (COBAN, 33)…

Villeneuve / Lot (47)
CC Villeneuvois

Arès (33)
COBAN

Beleymas (24)
SMCTOM de Montpon Mussidan

Panneaux haut de quai

haut

Les panneaux utilisés en haut de quai peuvent être de différentes natures :

  • En métal : ce matériau présente les meilleures garanties de solidité  et de durée de vie ; cependant, il possède une valeur marchande entraînant des problèmes de vols : les panneaux sont retirés à chaque fermeture et mis sous clé : CA Périgourdine (24), CC Fumelois Lemance (24), SICTOM du Haut Béarn (64), SIVOM de la Vallée d'Ossau (64), …
  • En PVC ou en bois : possédant un avantage économique, ces matériaux présentent cependant une durée de vie plus limitée et des risques de casse concernant le PVC : COBAS (33), SIETOM de Chalosse (40), SMICOTOM (33), …

Les panneaux disposés en haut de quai indiquent :

  • La nature des déchets sur les différents lieux de déchargement ;
  • les risques et dangers (risque de chute, risques incendie, risques liés à l'accueil des déchets dangereux des ménages, etc.), des consignes de sécurité, et notamment la signalisation réglementaire (voir chapitres 5 « sécurité » et 3.1 « réglementation ICPE ») ;
  • le règlement intérieur ;
  • la circulation routière interne au site.
haut

Signalétique déchets

La signalétique en haut de quai est importante et nécessaire afin que les usagers identifient rapidement les différents lieux de déchargement.

De nombreux dispositifs sont utilisés :

  • Panneaux sur glissière pour pouvoir interchanger rapidement 2 quais (COBAS-33, CUB-33...),

La Teste (33) COBAS

La Teste (33) COBAS

Ambares (33) CUB

 

Caupenne (40) - SIETOM de Chalosse

  • Panneaux amovibles positionnés sur les barrières latérales (SIETOM Chalosse-40),

Oloron Ste Marie (64)
SICTOM du Haut Béarn

Bénesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud des Landes

Bénesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud des Landes

Saint Denis de Pile (33)
SMICVAL

Saint Loubes (33)
SEMOCTOM

Boulazac (24)
CC Isle et Manoire

  • Panneaux fixes avec indications des filières, des déchets acceptés et interdits avec numérotation des quais et consignes,

Fousseret (31)
CC du Fousseret

 

 

La numérotation des quais permet au gardien d'orienter rapidement les usagers principalement sur les grosses installations et de mieux gérer les périodes de fortes affluences.

  • Panneaux doubles pour changer rapidement le déchet indiqué (tout venant l'hiver et déchets verts l'été : CC du Fousseret-31).
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Signalisation du danger de chute

Des panneaux indiquant le danger de chute en haut de quai sont mis en place dans les déchèteries. Ces panneaux sont souvent associés à un marquage au sol (sous la forme d'une ligne jaune par exemple). Cependant, la mise en place d'une signalétique relative au risque de chute n'exonère pas la collectivité des dispositifs de sécurité nécessaires (voir chapitre 5.1 « risque de chute »).

Ledeuix (64)
SICTOM du Haut Béarn

Ledeuix (64)
SICTOM du Haut Béarn

SIETOM de Chalosse (40)

Benesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud des Landes

Benesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud des Landes

Ambes (33) - CUB

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Règlement intérieur

Le règlement intérieur est un support indispensable au gardien pour faire respecter les consignes de tri et de sécurité : il apporte une justification écrite des consignes orales du gardien et lui fournit un soutien très important, notamment en cas de désaccord ou de difficulté avec un usager qui peut contrôler les paroles du gardien.

Le règlement intérieur doit notamment décrire les conditions d'accès à la déchèterie, les déchets autorisés et interdits, les jours et heures d'ouverture, les pratiques et comportements interdits, les éventuelles conditions de dépôts des professionnels (limite, tarif, etc), les conditions de circulation sur le site, les responsabilités des usagers et les éventuelles sanctions encourues (des modèles de règlement intérieur sont fournis en annexe 3 du guide).

Le règlement intérieur doit être affiché, comporter des consignes claires, facilement lisibles et compréhensibles par les usagers. Les dispositifs d'affichage rencontrés principalement sont :

  • Affichage spécifique des principaux articles du règlement intérieur : le gardien dispose dans ce cas d'un support écrit, lisible, auquel il peut facilement se référer.

Blanquefort (33) - CUB

Benesse Maremne (40)
SITCOM Côte Sud
des Landes

Montayral (47)
CC du Fumelois

Il est recommandé de disposer sur les déchèteries le texte intégral du règlement intérieur qui peut être conservé dans le classeur-gardien ou affiché dans le local.

  • Panneaux d'affichage classiques : le règlement intérieur est affiché dans son intégralité. Il est difficilement lisible pour les usagers et présente moins de facilité d'utilisation pour l'agent dans le cadre de son rôle d'accueil et d'information des utilisateurs de la déchèterie.

Mios (33) - COBAN

Libourne Ballastière (33)
SMICVAL du Libournais
Haute Gironde

Sigoulès (24) – SMBGD

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Signalisation routière dans la déchèterie

Des panneaux et marquage routiers doivent être mis en place dans les déchèteries pour guider les usagers et gérer la circulation sur le site.

Pontonx (40)
SIETOM de Chalosse

Bizanos (64)
CA Pau Pyrénées

Cestas (33)
CC Cestas Canéjan

Certains maîtres d'ouvrage vont plus loin en associant un feu tricolore à la barrière de régulation (SITCOM du Haut Béarn-64) en entrée du site.

Pour permettre une bonne utilisation des espaces de vidage, le haut de quai peut être pourvu de marquage au sol délimitant les places de stationnement des véhicules.

Oloron Ste Marie (64)
SICTOM du Haut Béarn

Oloron Ste Marie (64)
SICTOM du Haut Béarn

Villeneuve (47)
CC du Villeneuvois

Mise aux normes et aménagements

Principales opérations de réaménagement

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Le parc aquitain de déchèteries est relativement ancien et entre actuellement dans une phase de rénovation et de réaménagement.

Les principaux travaux entrepris sont :

  • L'ajout de quais de déchargement supplémentaires pour augmenter les déchets triés et mettre en place des bennes de secours (cf chapitre 4 « Modalités de contenants de collecte »)
  • L'aménagement de zones ou locaux de stockage pour les DEEE (cf chapitre 4.7 « collecte des DEEE »)
  • Le revêtement des quais et voiries avec mise en place d'une collecte des eaux pluviales (mise aux normes réglementaires : cf chapitre 3.1 « règlementation ICPE »)
  • La mise en place d'un assainissement des eaux pluviales (mise aux normes réglementaires : cf chapitre 3.1 « règlementation ICPE »)
  • La création d'une rampe de sortie de quai pour mettre en place un sens de circulation (cf chapitre 3.2.3.2 « circulation »)
  • La rehausse de quais, permettant d'augmenter le volume des bennes à quai (cf chapitre 3.3.1.1 « Hauteur de quai »).

Deux exemples de travaux de réaménagement sont décrits ci-après.

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Déchèterie de Breuilh (24) – SICTOM de Vergt

Le SICTOM a entrepris, en 2007, le réaménagement de la déchèterie de Breuilh ouverte en 1998.

Etat initial

  • Déchèterie avec un quai d'une hauteur d'un mètre pouvant accueillir quatre bennes,
  • Pas de sens de circulation,
  • Pas de revêtement du quai et de la chaussée,
  • Pas de collecte et d'assainissement des eaux pluviales.

Plan initial

Modifications apportées

  • Augmentation de la hauteur du quai de 1 m à 2,50 m : le mur de soutènement existant a été entièrement refait (à la demande de Chapsol, le fournisseur des murs de soutènement qui ne garantissait pas la stabilité et la solidité d'une simple réhausse).
  • Ajout de deux emplacements de benne supplémentaires,
  • Création d'une rampe de sortie et d'une sortie distincte de l'entrée, pour définir un sens de circulation,
  • Création d'un local destiné aux DEEE,
  • Revêtement en enrobé de l'ensemble du site avec collecte et assainissement des eaux pluviales,
  • Remplacement de l'ensemble de la clôture et pose d'un portail coulissant.

Plan final

Coût des travaux : 188 200 € HT avec la répartition par poste suivante :

 

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Déchèterie de Soustons (40) – SITCOM Côte Sud des Landes

Le SITCOM dispose d'un parc de 22 déchèteries très ancien. Des travaux de rénovation sur l'ensemble des sites ont été planifiés sur trois ans.

Etat initial

  • Création de la déchèterie en 1992,
  • Déchèterie disposée sur une parcelle d'un hectare,
  • Parc de déchets verts,
  • Local gardien avec eau et assainissement des eaux usées,
  • Déchèterie disposant d'un quai de déchargement pour 4 bennes,
  • Pas de sens de circulation,
  • Pas d'assainissement des eaux pluviales.

Plan initial

Modifications apportées

  • Ajout de quatre emplacements supplémentaires (modulaires) et agrandissement du haut de quai,
  • Mise en place de dallage béton sous les bennes avec rails de guidage,
  • Revêtement en enrobé de l'ensemble du site avec collecte et traitement par débourbeur déshuileur des eaux pluviales,
  • Revêtement des zones de stockage des DEEE, de l'amiante ciment, des points d'apport volontaires, du conteneur à huile.

Plan final

Coût des travaux : 105 000 € HT avec la répartition par poste suivante :

 

Aménagements dans le cadre du développement durable

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La prise en compte environnementale dans la conception des déchèteries se développe de plus en plus, notamment en ce qui concerne les matériaux de construction, la gestion des ressources en eau et en énergie ou la prise en compte de l'ensoleillement, des zones d'ombre, du vent (…) dans les aménagements (aménagements bioclimatiques), pour l'orientation et la conception des bâtiments, les plantations… Quelques exemples permettent d'illustrer cette tendance :

Dispositif Exemples Remarque
Bassin de rétention des eaux pluviales
Fousseret (31) – CC du Fousseret
Projet à Colayrac (47) – CA Agen
Réutilisation possible des eaux pluviales assainies pour l'arrosage des espaces verts et/ou réserve incendie
Locaux gardien en ossature bois et charpente en lamellé collé
Villemur / Tarn (31) – DECOSET
Avantages :
  • Esthétisme
  • Chantier propre et bilan carbone positif
  • Bonne stabilité au feu
  • Structure plus adaptée à une utilisation par intermittence
Inconvénients :
  • Surcoût de 25 à 30 % par rapport à un local gardien en ossature béton
  • Entreprise spécialisée
Toiture végétalisée
Exemple de pose d'une toiture végétalisée
Avantages :
  • Réduction du ruissellement des EP en provenance de la toiture,
  • Augmentation de l'isolation thermique et phonique,
  • Augmentation de la durée de vie de l'étanchéité avec une réduction des écarts thermiques.
Inconvénients :
  • Surcoût d'environ 100 € HT/m² par rapport à une toiture classique,
  • Surcharge potentielle à prendre en compte dans la structure porteuse,
  • Entretien léger (1 à 2 fois/an) avec arrosage lors des premières années.
Chauffe eau solaire
Bizanos (64) – CA Pau Pyrénées
Pose de panneau solaire spécifique pour le chauffe eau à raison d'environ 1 m² / 50 L d'eau à chauffer
1 000 € HT / m² de panneau solaire (installation comprise)

Exemple de la CA Pau Pyrénées :
Coût investissement (panneau de 2 m² + chauffe eau électro-solaire 150 L) :
3 700 € HT
40 % de subventions (ADEME + CG 64)
Photovoltaïque
Rimons (33) – USTOM de Gironde Est et du Vélinois
Panneau solaire spécifique pour produire de l'électricité :
Soit revendue à EDF,
Soit stockée (nécessité d'avoir des batteries) et utilisée sur l'installation (exemple de Rimons) : solution non optimale avec pertes d'énergie (stockage) et ressource insuffisante pour couvrir les besoins du site.

Coût de 1 000 € HT / m² (hors batteries)